Popularisée par la Wicca américaine à partir des années 50 puis le mouvement New Age, cette notion, qui croise magie, divin et écoféminisme, se déploie notamment dans deux essais majeurs publiés dans les années 80 aux Etats-Unis : “Rêver l'obscur : Femmes, magie et politique” de l’activiste californienne Starhawk et “Femmes qui courent avec les loups” de la conteuse et psychanalyste Clarissa Pinkola Estes. Mais lorsqu’on creuse, on trouve des traces du féminin sacré dans de nombreux cultes et cultures du monde, des traces qui datent d’avant l’avènement des sociétés patriarcales il y a plus de six mille ans. Sur le pourtour du bassin méditerranéen par exemple, on vénérait la Grande Déesse ou la Déesse Mère, et les femmes, qu’elles soient guérisseuses, prêtresses, magiciennes ou chamanes, étaient celles qui étaient désignées pour interagir avec l'invisible. Sous l’influence des trois grandes religions monothéistes, les temps et les pratiques ont changé, clairement, mais le féminin sacré est encore une réalité pour certains peuples aujourd’hui. C’est le cas des Maasaï : pour eux, Dieu est une femme et elle s’appelle Engaï, c’est la Déesse qui donne un sens à la réalité, toujours dans le registre de la fertilité des humains comme de la Terre. Pour les Maasaï, le ciel est d’ailleurs considéré comme l’utérus de la Déesse auquel ils restent reliés tout au long de leur vie par un cordon ombilical symbolique appelé osotua, un ventre sacré qui les rappelle à leur mort. Alors, comment le féminin sacré se déploie-t-il dans l’univers de Natalia Doco, elle qui a grandi sur les bancs de l’Église mais s’est aussi frottée aux rituels des peuples amérindiens du nord de l’Argentine, aux contes initiatiques de Clarissa Pinkola Estes et aux pratiques chamaniques du Mexique ? La réponse en cliquant sur play !
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Catégories: Society & Culture
Mots clés: Radio Nova, La Potion, Jeanne Lacaille