Selon une nouvelle étude sur l’ampleur de la dépendance automobile, plus de la moitié des déplacements dans le monde se font en voiture. Voici le nom des villes, des meilleures aux pires.
On la surnomme la « ville des vélos ». Frappée par la crise économique, Quelimane, au Mozambique, compte aujourd’hui près de 10 000 chauffeurs de vélo-taxi. Il vous suffit de taper le nom de « Quelimane image » sur votre moteur de recherche pour vous rendre compte du peu de voitures qui circulent dans la commune. Il n’est donc pas surprenant de retrouver la quatrième plus grande ville du Mozambique en tête du classement des villes qui ont le moins recours à la voiture, devant 793 autres villes.
793 qui villes représentent 850 millions de personnes à travers 61 pays. Selon cette nouvelle étude, la plus grande de ce type jamais réalisée sur l’ampleur de la dépendance automobile, Quelimane devance la ville de Pec au Kosovo et celle d’Utrecht aux Pays-Bas.
Il est intéressant de noter que les 10 dernières villes de ce classement sont américaines (au fond, pas très surprenant). C'est le résultat de décennies de politiques en faveur de la voiture et de subventions gouvernementales importantes en faveur du secteur. Les trois dernières villes de ce classement sont donc Madera en Californie, Rocky Mount en Caroline du Nord et Hattiesburg dans le Mississippi.
Cette nouvelle étude montre également que les Européens utilisent de très différents moyens pour se déplacer. Alors que certaines villes dépendent fortement de la voiture, comme Rome (Italie) avec plus de 65 % des habitants qui se déplacent en voiture, et Manchester (Angleterre) avec plus de 70 %, d’autres comme Paris dépendent des transports en commun à hauteur de 60 %.
Sans entrer davantage dans le détail, à l’échelle mondiale, le constat est sans appel. Plus de la moitié des déplacements, 51 % pour être précis, se font en voiture avec des disparités très importantes en fonction des territoires. Aux États-Unis et au Canada, par exemple, 92 % des déplacements s’effectuent en voiture.
En bref, nous conduisons trop de voitures, et le fardeau de ces dernières dans les villes est énorme. Il va bien au-delà de la combustion de l’essence : Il s'agit aussi de l'espace de stationnement requis, des infrastructures routières, du bruit qu'elles produisent, des matériaux toxiques utilisés dans la fabrication et le revêtement des routes, mais aussi des accidents qu'elles provoquent. Peut-être devrions-nous songer à repenser nos moyens de déplacement.
Photo : Philippe Merle, AFP
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